Le Croissant au Beurre AOP
Le symbole du petit-déjeuner français. Une croûte fine qui s'effrite et un cœur alvéolé qui fond en bouche.
- 500g de Farine T45
- 250g de Beurre de tourage
- 10g de Sel / 60g de Sucre
- 20g de Levure fraîche
"Il n'y a rien de plus noble que l'odeur du beurre chaud et de la pâte levée qui embaume une cuisine au petit matin." — Hélène Dubois
Découvrir les RecettesLa viennoiserie est à la croisée des chemins entre la boulangerie et la pâtisserie. Si son nom évoque Vienne, c'est en France, et plus particulièrement à Paris, qu'elle a acquis ses lettres de noblesse et cette texture feuilletée unique au monde. En 2026, malgré l'accélération du monde, prendre le temps de pétrir, de tourer et de laisser lever sa pâte reste un acte de résistance gourmande.
Sur ce blog, je souhaite vous transmettre non seulement des proportions, mais surtout un **savoir-faire**. Réussir un croissant à la maison est un défi technique qui demande de la patience, de la rigueur et une compréhension intime des ingrédients. Contrairement aux produits industriels, une viennoiserie artisanale se distingue par ses alvéoles régulières, son parfum de beurre noisette et son croustillant incomparable.
Préparez votre plan de travail, nous partons pour un voyage au cœur du goût authentique.
Le choix de la farine est crucial. Pour un bon développement du gluten tout en gardant de l'extensibilité, je recommande un mélange de farine de force (T45) et de farine classique (T55).
En savoir plusUtilisez impérativement un beurre à 82% de matière grasse minimum, idéalement un beurre AOP Charentes-Poitou qui possède une plasticité parfaite pour le feuilletage.
Le froid est votre meilleur allié. La détrempe et le beurre doivent être à des températures similaires pour éviter que le beurre ne fonde ou ne casse lors du tourage.
Le temps construit les arômes. Une pousse lente au frais développe une complexité gustative que vous ne retrouverez jamais dans une baguette "express".
Voir les techniquesRéussir ses viennoiseries demande environ 24 à 48 heures. Indiquez l'heure à laquelle vous souhaitez sortir vos croissants du four, et nous calculerons votre rétroplanning de préparation.
Pourquoi le croissant feuillette-t-il ? C'est une question de physique. En alternant des couches de pâte (la détrempe) et des couches de beurre, vous créez une structure complexe. À la cuisson, l'eau contenue dans le beurre s'évapore et pousse les couches de pâte vers le haut, tandis que le gras du beurre "frit" chaque épaisseur de pâte.
C'est la base. Farine, eau, sel, sucre, un peu de beurre fondu et de la levure boulangère. Le secret d'Hélène : ne pas trop pétrir pour éviter que la pâte ne soit trop élastique (corps), ce qui rendrait l'étalage difficile.
Il doit être aplati en un carré parfait. Sa consistance doit être celle d'une "pâte à modeler". S'il est trop froid, il casse. S'il est trop chaud, il fond dans la pâte.
Généralement, on effectue un tour double suivi d'un tour simple. Cela crée exactement le nombre de feuillets nécessaire (ni trop peu pour ne pas être brioché, ni trop pour ne pas perdre le visuel). Entre chaque tour, un repos au frais de 30 à 45 minutes est indispensable pour détendre le gluten.
Pour découvrir d'autres astuces de pro, consultez ma page sur les Techniques de Pâtisserie Professionnelles.
Le symbole du petit-déjeuner français. Une croûte fine qui s'effrite et un cœur alvéolé qui fond en bouche.
Utilisez des bâtons de chocolat noir à 44% de cacao pour une tenue parfaite à la cuisson sans brûler.
Contrairement au feuilletage, ici tout repose sur l'émulsion du beurre dans la pâte. Une mie filante, aérienne et intensément parfumée. Le secret ? Une incorporation lente du beurre froid à la fin du pétrissage.
Repos :
12h au frais (minimum)
Cuisson :
170°C pendant 30 min
C'est souvent le signe d'une "pousse" trop chaude. Si vous faites lever vos croissants à plus de 28°C, le beurre de tourage fond avant que la structure de la pâte ne soit figée par la cuisson. Résultat : le beurre s'échappe sur la plaque. Veillez à rester entre 25°C et 27°C pour l'apprêt.
Oui ! L'idéal est de les congeler juste après le façonnage. Pour les utiliser, laissez-les décongeler doucement au réfrigérateur toute la nuit, puis procédez à la pousse (l'apprêt) normalement le lendemain matin.
Cela arrive souvent quand le beurre a été trop travaillé ou qu'il a fondu dans la pâte pendant le tourage (tours trop lents, pièce trop chaude). Respectez bien les temps de repos au congélateur/frigo entre chaque tour.
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La viennoiserie est une école de patience, mais la récompense est immense. Partagez vos créations avec vos proches et perpétuez cet artisanat d'exception.